Dans le cadre de cette réflexion, nous allons débuter une série d’écriture sur l’instrumentalisation de l’anthropologie comme outil de domination et de gestion des colonies musulmanes, notamment dans le cas de l’Algérie. C’est dans ce cadre colonial que l’orientalisme va prendre son essor en Europe à l’aide de l’anthropologie coloniale.

Le début de l’anthropologie et de l’orientalisme colonial

 

Dans le cadre de cette réflexion, nous allons débuter une série d’écriture sur l’instrumentalisation de l’anthropologie comme outil de domination et de gestion des colonies musulmanes, notamment dans le cas de l’Algérie. C’est dans ce cadre colonial que l’orientalisme va prendre son essor en Europe à l’aide de l’anthropologie coloniale. 

 

Quel est donc le lien entre l’anthropologie coloniale et l’orientalisme ?

Est-ce que l’orientalisme a toujours un impact dans notre vision actuelle du monde ?
Y a-t-il un lien entre l’orientalisme et l’islamologie ?

Nous allons d’abord expliquer ce qu’est l’anthropologie coloniale, où plutôt un début de la racialisation scientifique, afin de pouvoir poser les bases de nos futurs articles. Pour avoir plus d’informations sur le développement de l’anthropologie raciale, nous vous renvoyons aux œuvres de Sarga Moussa [1] ou Carole Reynaud Paligot [2]

 

Introduction

Le racisme, l’orientalisme, le paternalisme, la racialisation, et bien d’autres maux qui font encore souffrir divers individus de nos sociétés ont de multiples origines. Nous allons nous attarder sur l’un d’entre eux, à savoir la notion de « race ». Cette dernière émergera et s’affirmera au sein d’une nouvelle science du 19è siècle, l’anthropologie.

Durant le 19è siècle, nous avons une floraison de sociétés et d’académies d’anthropologie dans le monde. Nous en retrouvons à Paris, Bruxelles, Londres, mais aussi à Tokyo. [3]À l’aide de cette nouvelle science, les académiciens verront le monde à travers un nouveau prisme, un prisme mélangeant « supériorité raciale » et l’idée d’un « progrès ».[4]

Naissance de l’anthropologie

Toute science naît dans un contexte particulier, comme le dit si bien Carole Reynaud Paligot : « Tout processus d’élaboration de la connaissance scientifique est un phénomène culturel, produit par un certain contexte social, économique, politique et intellectuel. Une approche sociohistorique peut permettre de tenter de comprendre la construction scientifique du paradigme racial. L’histoire de la construction des connaissances passe, en effet, par l’historicité de son élaboration. La sociologie historique de la construction des représentations sociales implique une approche plurielle. Elle ne peut se limiter à l’étude du discours, mais doit s’interroger tant sur le producteur du discours, que sur le contexte social et politique qui permet le discours, que sur les modalités de sa réception et de sa reconnaissance. Né au sein de la nouvelle science de l’homme, le paradigme racial prend racine dans la culture philosophique et naturaliste de la fin du XVIIIe et du début du XIXe siècle ; l’héritage culturel du siècle des Lumières est manifeste, tout comme l’influence de la pensée naturaliste du début du XIXe siècle. Il émerge dans un contexte politique et intellectuel particulier, celui d’une France en pleine expansion coloniale, agitée par la grande offensive anticléricale de la fin du siècle et par le grand débat (scientifique et religieux) sur les origines de l’homme. L’étude des controverses permet de cerner l’élaboration des bases consensuelles du paradigme, mais aussi d’étudier les divergences qui apparaissent. Un certain nombre de controverses, monogénisme versus polygénisme, créationnisme versus transformisme ont influencé la construction scientifique des représentations de l’altérité. Les problématiques d’histoire des sciences paraissent ainsi tout à fait pertinentes pour appréhender l’élaboration et la diffusion d’un paradigme scientifique qui se construisent à la croisée des sciences naturelles et des sciences humaines. Au-delà de l’histoire d’un concept, de sa diffusion et de sa postérité se profile l’histoire d’une science qui reste sous la dépendance d’enjeux politiques et religieux. »[5]

L’anthropologie naît dans un contexte colonial, le 19e siècle voit les nations européennes acquérir de nouveaux territoires outre-mer. Dans ce cadre de conquêtes coloniales, les académiciens vont s’interroger, après une longue lutte en faveur de la sécularisation des sciences et du monde européen, sur les autochtones qui peuplent les territoires nouvellement conquis. De cette manière débuteront les premiers contacts « scientifiques » avec le monde musulman, nous prendrons le cas de l’Algérie.

Avant de continuer, il est important de faire un tour des débats qui proliféraient dans cette matière. Cette partie n’est pas nécessaire pour comprendre l’anthropologie en Algérie. 

Un schisme s’opère entre les anthropologues au 19e siècle, il y a deux grands courants concernant la « race ». Le premier est le monogénisme, le second est le polygénisme. 

Le monogénisme, courant majoritaire dans les études « raciales » et « ethniques » au 18e siècle, va peu à peu s’essouffler et céder sa place au polygénisme durant le 19e siècle. Le premier est l’idée que l’espèce humaine descend d’une même souche, d’une même origine or que le second part plutôt du principe que l’espèce humaine descend de souches différentes, ce qui crée des « races » absolument différentes. Ainsi, la « race » blanche descend d’une souche différente que des êtres humains qui sont de la « race » noire ou de la « race » jaune. [6]

Le polygénisme va obtenir plus de sympathisants au 19e siècle et pose forcément la question de la supériorité raciale. Cette supériorité naît par le fait que la « race » blanche descend d’une souche différente, qu’elle est aussi la race dans laquelle s’est vu naître le christianisme, religion « supérieure » aux autres. De fait, la civilisation chrétienne est « supérieure », car elle est en premier lieu chrétienne, car c’est une religion majoritaire chez les personnes de « race » blanche, car c’est la civilisation qui a amené des progrès technologiques et qui domine le monde au 19e siècle.[7] Forcément, cette « race » est supérieur et donc à des devoirs civilisationnels. Rappelons à cette occasion le poème de Rudyard Kipling : 

« Prenez le fardeau de l’Homme blanc

Envoyez le meilleur de votre descendance

promettez vos fils à l’exil

Pour servir les besoins de vos prisonniers ;

Pour veiller sous un lourd harnais,

Sur un peuple folâtre et sauvage

Vos peuples boudeurs, tout juste pris,

Moitié démon et moitié enfant. (…) »[8]

L’homme blanc a le fardeau civilisationnel de partager le progrès, le monde moderne, la civilisation européenne et ses bienfaits au reste du monde. Cela lui incombe en tant que race supérieure.

Ce qui donne donc une classification des races, chaque race se développe autrement qu’une autre et ce peu importe l’environnement, car c’est la nature ingénieuse de la « race » qui déterminera si oui ou non il sera capable d’avoir une civilisation, un progrès, une histoire, en bref une évolution qui la permettra d’être dans les premiers rangs du classement.  Les premières victimes de cette racialisation sont les Européennes elles-mêmes. En effet, ces questions vont provoquer une guerre raciale, au niveau scientifique et politique, entre les races latines, représentées par les Français, et les races germaniques, représentées par les Allemands et les Anglais. Les conflits militaires, comme la guerre franco-prussienne de 1870, vont amplifier ces débats et seront des vecteurs de la domination d’une race sur l’autre. L’environnement ou autre type de problématique ne seront pas pris en compte par les anthropologues, comme c’est le cas de Léon Vanderkindere, anthropologue flamand belge, qui prend en exemple les races latines qui n’ont pas su gérer leurs colonies et qui ont toutes échoué les unes après les autres, car elles ne sont pas dotées de l’aptitude coloniale, or que les Anglo-saxons, appartenant à la race germaine qui est la race la plus pure descendante des Aryens, ont su profiter des richesses de l’Amérique du Nord et de l’Australie et y faire naître des états prospères. Quant aux autres races, comme les Chinois, qui ont eu des richesses, des innovations, un climat tempéré et de la nourriture riche et variée, ils n’ont pas été capables d’être à la hauteur des Européens et n’ont absolument pas pu produire de la science.  Tout cela démontre, selon lui, qu’il y a des acquis innés qui ne sont pas pareils chez toutes les races humaines. Il le dit clairement dans ce passage : « La liberté humaine est donc restreinte ; autour de chaque individu, une force supérieure a tracé un cercle et lui a dit : tu n’iras pas plus loin » [9].

L’anthropologie et l’Algérie

La majorité des anthropologues, monogénistes ou polygénistes, soutiennent fermement la colonisation dans le cadre d’une mission civilisatrice, nous pourrions citer Quatrefages[10], Faidherbe[11],  ou encore Paul Broca[12].Toutefois, ils dénonceront aussi les abus du colonialisme tels que les violences, le travail forcé ou encore l’extermination de population, comme ce fut le cas avec les Tasmaniens.[13] En revanche, nous retrouvons aussi une minorité d’anthropologues totalement anticolonialistes comme Hovelacque[14], Letourneau[15] ou encore Guyot[16].[17]

Les anthropologues usaient de la colonisation pour améliorer les connaissances scientifiques sur les « races », les mœurs, coutumes, langues et religions des autres peuples colonisés. De même, les nations européennes promeuvent les sociétés d’anthropologie pour mener à bien la pacification des peuples colonisés.[18] Le résultat mène à d’innombrables travaux sur les caractères physiques et moraux des différentes « races » humaines, classifiées parfois par couleur, ou par zone géographique. Arthur Bordier, anthropologue membre de l’école d’anthropologie de Paris abonde dans ce sens en disant : « Dans nos tentatives de colonisation, comment nous comporter avec les races indigènes si nous ne connaissons pas non seulement leurs mœurs et leurs coutumes, leur génie intellectuel, mais aussi leur tempérament, leurs aptitudes pathologiques, leur génie morbide ? ». Avec son ouvrage, « la colonisation scientifique et les colonies françaises », Bordier illustrent la volonté de mettre l’anthropologie au service de la colonisation. En règle générale, il y avait 5 races, classé du plus haut au plus bas, la race blanche, la race jaune, la race brune, la race rouge et la race noire, d’autres classifiaient en 3 races. [19]

Dans ce cadre-là, les anthropologues vont aider, à l’aide de leurs connaissances du terrain, les nations à gérer les peuples. Le cas de l’Algérie est assez intéressant sur ce point. En effet, l’anthropologue Topinard[20] va fonder le « mythe kabyle » pour créer une division entre berbère et arabe, ce qui mène inéluctablement à une différence de traitement entre ces deux derniers. Ce mythe consiste à affirmer que le berbère est supérieur à l’arabe, bien que les deux appartiennent à la race blanche, le berbère serait une branche plus proche de l’Européen et qu’il descendrait en réalité de la même souche que celles des Européens. [21]

Nous devons retenir aussi que cette tendance exotique de l’étude des peuples orientaux va permettre à un autre domaine d’étude de prendre une ampleur colossale dans le milieu européen. Nous parlons naturellement de l’Orientalisme, qui sera exemplifié dans un prochain article, ce mouvement littéraire, artistique et qui étudie le monde oriental dans son ensemble va prendre une ampleur assez forte à l’aide de l’anthropologie et des anthropologues dans les colonies. En effet, à l’aide des anthropologues, dont certains vont se spécialiser dans l’orientalisme, les orientalistes vont se concentrer sur l’étude des peuples du monde arabo-musulman. Victor Hugo décrit bien cet enthousiasme dans la préface de son ouvrage « Les orientales » (1829) :

 L’Orient, soit comme image, soit comme pensée, est devenu pour les intelligences autant que pour les imaginations une sorte de préoccupation générale à laquelle l’auteur de ce livre a obéi peut-être à son insu. Les couleurs orientales sont venues comme d’elles-mêmes empreindre toutes ses pensées, toutes ses rêveries ; et ses pensées et ses rêveries se sont trouvées tour à tour, et presque sans l’avoir voulu, hébraïques, turques, grecques, persanes, arabes, espagnoles même, car l’Espagne c’est encore l’Orient ; l’Espagne est à demi africaine, l’Afrique est à demi asiatique. 

Pour en revenir à l’anthropologie coloniale et l’Algérie, comme cas qui exemplifie parfaitement notre sujet, nous retrouvons donc des différences entre les deux peuples, selon Topinard, on retrouve que l’arabe est un pasteur, nomade qui vit sous la tente, il a certes des qualités, mais beaucoup de défauts. C’est un guerrier courageux et dominateur, mais très orgueilleux, fanatique, contemplatif, mais aussi fainéant. Sa physionomie est impassible, un regard oblique et une attitude droite. L’arabe n’a aucune industrie, il n’est qu’un simple nomade à peine cultivateur, avec des traits grossiers. Ainsi, cette race nomade est de base « anti colonisatrice » et donc il est impossible de se baser sur elle pour créer une civilisation resplendissante. Car comme le disait Ernest Renan[22] les sémites, mais surtout les musulmans, ont conservé pendant longtemps une supériorité religieuse (monothéisme), doivent s’effacer pour la race blanche aryenne. Pour lui, les musulmans sont des brutes sans esprit qui n’ont jamais suscité aucune production intellectuelle ou scientifique. Au contraire, l’islam, pour lui, a dû dédain pour la science, l’instruction et l’arabe sont imperméables à la philosophie. Les musulmans n’ont fait que voler la science des autres peuples en les asservissants[23]. À savoir, Djemâl ad-Dîn Al-Afghâni[24] répond aux élucubrations d’Ernest Renan, mais cela sera un échec. Nous reviendrons sur ce point dans un prochain article.

Contrairement aux arabes, le berbère lui est sédentaire, vit dans une maison, cultive ses terres. C’est un agriculteur, commerçant prodigieux et industrieux. Il aime le travail et a un très bon caractère. Sa physionomie est avenante, ouverte et mobile. Il possède des institutions locales démocratiques, contrairement à l’arabe aristocratique. Ainsi, le berbère possède des instincts profondément européens, tel le sentiment égalitaire. [25]

Topinard met en place, à l’aide de la France, une politique coloniale axée sur le berbère dans le but de le soutenir et de lui permettre un développement prospère. Il faut éliminer toute arabité, car ce dernier a arrêté le développement des Berbères, selon lui. Le verdict de Topinard est sans appel : « Je le répète avec une conviction absolue, l’Arabe est une race qui a fait son temps. Il a tenu sa place dans l’histoire de l’évolution de l’humanité, il a rendu des services, il en rend encore à quelques civilisations nègres inférieures de l’Afrique centrale, mais au contact des civilisations européen il est mortellement frappé. C‘est écrit ».[26] Tandis que le berbère est « une race qui a été arrêtée dans son développement depuis un grand nombre de siècles (…). ». [27]

Dans ce cadre-là, il met en place toute une étude, toute une administration coloniale pour mieux distinguer l’arabe du berbère et de permettre au berbère un « essor européen ». En somme, il crée d’une certaine façon l’orientalisme colonial.

Topinard se lance alors dans des itinérances en Algérie pour étudier la population, il publiera le « type berbère » dans son écrit sur l’anthropologie coloniale en Algérie. Il arrivera à distinguer difficilement 5 types d’ethnies en Algérie. Malheureusement pour lui, le berbère qu’il décrira dans son ouvrage se révèle être un Arabe. En 1886, il remettra en cause les différentes ethnies composants l’Algérie, et avouera qu’il est difficile de les reconnaître, d’un côté les différentes tribus berbères qui ont soit été arabisés soit gardé leur langue, et de l’autre côté quelques tribus arabes qui se sont soit berbéris soit resté nomades. Il n’hésitera pas finalement à dire que « dans les tribus arabes les plus pures, il y a en réalité très peu d’arabe ». Finalement, il changera d’avis et dira qu’il y a très peu de différence morphologique entre les Berbères et les Arabes. [28]

Cependant, il ne remet pas en cause le diagnostic indispensable à la politique coloniale, il continuera dans sa théorie en mettant en avant que l’arabe puisse devenir un Berbère, un être assimilable en faveur de la colonisation française ; « anatomiquement, l’arabe peut tendre à se transformer en berbère, nous le constatons en tant qu’anthropologistes, mais cela n’aurait d’importance pour l’administrateur que si corrélativement le cerveau arabe perdait ses idées arabes en se berbérisant. Or, il n’en est rien. Le nomade, à quelque race qu’il appartienne, conserve un stock d’idées et de tendances à part, qui sont un danger permanent pour notre civilisation et notre domination. »[29]

Conclusion 

L’anthropologie n’est pas la seule science à posséder une réflexion sur le phénomène racial, de l’étudier avec un prisme de progrès ou modernité, elle n’a tout simplement qu’une autre approche différente. D’autres sciences, plus littéraires, ont aussi ce sujet d’étude comme la littérature, la philosophie, la philologie, psychologie et même les sciences politiques. Les œuvres de Taine[30], Renan , Fouillée[31] et bien d’autres attestent de l’importance de la pensée raciale au sein des sciences humaines. La seule différence est que l’anthropologie cherche à déterminer et classer « scientifiquement » les races humaines.[32]

Ce faisant, ils classeront les peuples et veilleront aussi à déterminer quel peuple peut être bon pour telle tâche. Par exemple, il y aura une volonté de trouver parmi les indigènes les meilleurs auxiliaires et d’utiliser l’anthropologie pour repérer les races les plus aptes à la colonisation. Ainsi les peuples doux, pacifiques, travailleurs seront les plus utiles, tels les Mandingues, les Soninkés en Afrique, les Annamites en Indochine. Si les peuples rebelles et guerriers doivent être soumis par la force, il ne faut pas pour autant les maltraiter car ils sont indispensables à la mise en valeur des colonies, mais chercher à en faire des collaborateurs. Bordier exprime une vision de la politique coloniale qu’on trouve chez les anthropologues-praticiens de la colonisation et qui paraît très proche de la politique coloniale défendue par les républicains au pouvoir et mise en œuvre par les administrateurs coloniaux.[33]

La volonté de civiliser la population en Algérie se fera par le biais plusieurs canaux. En premiers lieux, l’anthropologie permettra d’apprendre à mieux connaître la population et de poser les bases de la colonisation. L’anthropologie permettra à l’orientalisme de naître dans de meilleures conditions. Bien que l’orientalisme ait des origines antérieures à la colonisation, cette dernière à l’aide de l’anthropologie prendra un nouveau tournant, nous allons avoir énormément d’anthropologues qui s’improviseront observateurs du phénomène religieux islamique, mais encore des arrivées massives de peintre qui tenteront de montrer une certaine réalité du monde musulman, ces derniers dépeindront un monde musulman très fantasmé et sexualisée.[34] L’anthropologie coloniale vient asseoir la domination française sur le colonisé musulman, cherchant à assujettir l’Islam à la France. 

Hermès

 

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Sources et références bibliographiques

[1] Sarga, Moussa, L’idée de « race » dans les sciences humaines et la littérature (XVIIIe et XIXe siècles), L’harmattan, Paris, 2003, (Collection histoire des sciences humaines).

[2] Reynaud Paligot, Carole, de l’identité nationale. Science, race et politique en Europe et aux Etats unis XIXe – XXe siècle, PUF, Paris, 2011. (Collection Science histoire & société).

[3]Ibid., pp. 16-18.

[4] Couttenier, Maarten, « ‘With the Risk of Being Called Retrograde’. Racial Classifications and the Attack on the Aryan Myth by Jean-Baptiste d’Omalius d’Halloy (1783–1875) », Centaurus, 59, 2017, pp.122-151.

[5] Reynaud Paligot, Carole, La république raciale 1860-1930, PUF, Paris, 2006, pp.3-4.

[6] Siary, Gérard, Monneyron, Frédéric, L’idée de race. Histoire d’une fiction, Berg international, Paris, 2012, p.73, (Collection dissonances).

[7] Couttenier, Maarten, « ‘With the Risk of Being Called Retrograde’. Racial Classifications and the Attack on the Aryan Myth by Jean-Baptiste d’Omalius d’Halloy (1783–1875) », Centaurus, 59, 2017, pp.122-123.

[8] Kipling, Rudyard, « The White Man’s Burden : The United States and the Philippine Islands », dans Sanborn Philips, John, McClure’s Magazin, vol. 12, no 4, février 1899, p. 290.

[9] Léon, Vanderkindere, De la race et de sa part d’influence dans les diverses manifestations de l’activité des peuples, op.cit., p.55.

[10] Jean Louis Armand de Quatrefages de Bréau est un anthropologue monogéniste français du 19ème siècle, membre de la société d’anthropologie crée par Paul Broca. Il est connu pour avoir énormément travaillé sur la Craniométrie.

[11] Louis Faidherbe est un anthropologue et administrateur colonial du Sénégal du 19ème siècle.

[12] Paul Broca est un anthropologue français du 19ème siècle, fondateur de la société d’anthropologie de Paris. 

[13] Reynaud Paligot, Carole, La république raciale, op.cit., pp.51-52.

[14] Abel Hovelacque est un linguiste et un anthropologue français du 19ème siècle, membre de la société d’anthropologie de Paris. 

[15] Charles Letourneau est un anthropologue évolutionniste français du 19ème siècle, membre de la société d’anthropologie de Paris. 

[16] Yves Guyot est un anthropologue et politicien français du 19ème et 20ème siècle.

[17] Reynaud Paligot, Carole, La république raciale, op.cit., pp.52-55.

[18] Sarga, Moussa, L’idée de « race » dans les sciences humaines, op.cit., pp.13-15.

[19] Reynaud Paligot, Carole, de l’identité nationale. Science, op.cit., p.62-64.

[20] Paul Topinard est un médecin et anthropologue français du 19ème siècle, membre de la société d’anthropologie de Paris. 

[21] Reynaud Paligot, Carole, La république raciale, op.cit., p.55.

[22] Joseph Ernest Renan (1823-1892) est un écrivain, philologue, philosophe et historien français.

[23] Renan, Ernest, « L’islam et la science, avec la réponse d’al-Afghânî », Préface de François Zabbal, s.l., l’Archange Minotaure, 2005, 68 p.

[24] Djemâl ad-Dîn al-Afghâni est un perse, réformateur moderniste dans le monde musulman du 19ème siècle. 

[25] Reynaud Paligot, Carole, La république raciale, op.cit., p.164-165.

[26] Ibid., p.55-57.

[27] Ibid., p.60-61.

[28] Ibid., p.59-61.

[29] Ibid., p. 62-65.

[30] Hippolyte Taine (1828-1893) est un philosophe et historien français. 

[31] Alfred Fouillée (1838-1912) est un philosophe français.

[32] Blanckaert, Claude, « Les conditions d’émergence de la science des races au début du XIXè siècle. », dans Sarga, Moussa, L’idée de « race » dans les sciences humaines et la littérature (XVIIIe et XIXe siècles), L’harmattan, Paris, 2003, p.133 (Collection histoire des sciences humaines).

[33] Reynaud Paligot, Carole, La république raciale, op.cit., p.56-58.

[34] Edward W., Said, L’orientalisme : L’Orient Créé Par L’Occident, Seuil, nouvelle édition, Paris, 2005, p.60-65.

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