Comment comprendre le « laïcisme radical » en France ?

Marcel Gauchet, philosophe français de renom, expliquait lors d’une conférence sur la laïcité en 2018 que le débat sur le sujet était « il y a quelques décennies d’un ringard absolu (…) ça n’intéressait vraiment qu’une poignée d’historiens, ça paraissait du passé, un acquis sur lequel il n’y avait pas lieu de revenir[1] ». Toutefois, force est de constater que le débat sur la laïcité en France a pris ces dernières années une place prépondérante dans les médias et dans le monde politique. Ce débat étant au passage très lié avec la question de la présence de l’islam sur le territoire national français.

 Ce principe qui garantit la liberté en matière de culte et de conscience des individus, conforté par la Convention Européenne des Droits de l’Homme en son article 9, se voit désormais brandi par le politique comme un bouclier face au fameux « problème musulman ». L’hystérisation autour de tout ce qui touche à l’islam est manifeste. De plus, la laïcité se place désormais comme un véritable levier idéologique, remplaçant la vieille tradition chrétienne de la France, au point que des élus se mettent à scander « Laïcité ! Laïcité ! » parce qu’une maman accompagnant une classe lors d’une sortie scolaire au sein d’un conseil régional porte le hijab[2]. Comment dès lors expliquer cette hystérisation et ce laïcisme militant, ou « laïcisme radical[3] », dans un pays qui pourtant EST laïc ?

Un manque de diversité ?

Une explication simple consiste à dire : « tout simplement parce qu’il n’y a pas de musulmans au pouvoir ». Ce qui n’est pas faux. Prenons le parcours classique d’un dirigeant français : généralement issu de la classe moyenne (souvent supérieure) ou de la petite bourgeoisie, il fréquente des lycées réputés. Ensuite, il intègre soit Sciences Po Paris, l’École Normale Supérieure, HEC ou encore l’École Polytechnique qui sont toutes des institutions élitistes n’acceptant que les élèves les plus brillants (ou les plus conformistes à l’idéologie néolibérale). Ils se retrouvent ensuite pour la plupart à l’École Nationale d’Administration (ENA) afin de devenir des hauts fonctionnaires bien alignés dans le rang. Si vous suivez ce parcours, félicitations, vous faites maintenant partie des hautes sphères de la société française. Pourtant, l’école républicaine est un levier qui donne sa chance à tous nous dit-on ! Oui, mais non. L’ascenseur social est clairement bloqué : peu ou pas de jeunes issus de la classe prolétaire ou de la classe moyenne inférieure dont, c’est un fait, la plupart des Français « d’origine musulmane » font partie, arrivent à percer le plafond de verre qui leur permettraient d’intégrer les écoles prestigieuses leur assurant un avenir parmi l’élite du pays. Même si, toutefois, une classe moyenne supérieure et une petite bourgeoisie composée de gens issus de l’immigration et de musulmans se forment petit à petit. C’est directement observable en jetant simplement un coup d’œil sur les gens haut placés. Ajoutez à cela le phénomène de reproduction sociale théorisé par Bourdieu et la culture de l’entre-soi pratiqué par les classes dominantes et vous aurez tous les ingrédients pour élaborer un système qui exclut de l’exercice du pouvoir ceux qui « ne sont rien » pour reprendre les mots du président Macron. Dès lors, comment faire entendre sa voix quand on se retrouve marginalisé par le système ? Mais cette explication est loin d’être complète et satisfaisante pour expliquer le phénomène de laïcisme radical.

Le Printemps inégalitaire

Une étude de l’état de la France actuelle au niveau de sa structure religieuse et sociologique peut aider à y voir plus clair et à mieux expliquer le laïcisme radical. Comme le dit le bon vieil adage populaire « une image vaut mieux que mille mots ». Voici donc, à gauche, une carte reprenant le pourcentage par département de catholiques pratiquants en 2009 et, à droite, une carte illustrant le niveau d’égalitarisme au sein des structures familiales françaises :

Pratique du catholicisme en 2009 
Pratique du catholicisme en 2009
Pratique du catholicisme en 2009
Niveau d’égalitarisme par système familial

 

Source : TODD, Emmanuel, Qui est Charlie ? Sociologie d’une crise religieuse, Paris, Editions du Seuil, 2015, p. 40 et p. 46.

Quand on parle de structures familiales, on parle du type de système organisationnel qui caractérise la famille. En anthropologie, il y a plusieurs types de familles : nucléaires, souches, communautaires, etc. Chaque type possède ses propres valeurs et son propre fonctionnement. Certains sont plus égalitaires que d’autres et inversement et influent donc sur le comportement des individus.

Pour en revenir aux cartes, on constate deux choses en les examinant : premièrement, que la France se déchristianise de plus en plus et, deuxièmement, qu’il existe un certain lien entre structures familiales inégalitaires et pratique de la religion catholique dans des espaces tels le Nord-Ouest, l’Alsace-Moselle (qui vit toujours sous le régime du Concordat de 1801) et une partie du Sud de la France même s’il est de moins en moins significatif. Mais en quoi cela prouve-t-il quoi que ce soit concernant le basculement de la France dans l’athéisme militant ? Et bien tout simplement parce que cette France inégalitaire et qui perd ses derniers repères catholiques est en train de prendre le pouvoir.

Prenons le cas marquant de l’élection à la présidence de la République française de Nicolas Sarkozy en 2007. Il est marquant, car celui-ci avait basé une large part de sa campagne sur la question de l’immigration et de l’islam en espérant pomper des voix à sa droite chez les électeurs du Front National (aujourd’hui appelé Rassemblement National) en durcissant le discours de l’UMP (aujourd’hui Les Républicains) à ce sujet. Sarkozy qui n’hésita pas à dire lors du journal télévisé de TF1 pendant la campagne électorale : « Quand on habite en France, on respecte ses règles : on n’est pas polygame, on ne pratique pas l’excision sur ses filles, on n’égorge pas le mouton dans son appartement[4] ». Il est bien connu que tous les musulmans du monde suivent scrupuleusement ces principes. Rappelons que Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur du Président Chirac, avait été l’initiateur de la création du CFCM (Conseil Français du Culte Musulman) en 2002. Avant d’essayer de se mettre la communauté musulmane de France dans la poche, voilà qu’il lui crache dessus. Il n’empêche que la stratégie fut payante, car il réussit à prendre les voix du FN dans des régions qui n’étaient alors pas acquises à l’UMP comme la Corse, l’Alsace, ou le Languedoc-Roussillon[5]. Mais en dehors de ce « vol » de voix au détriment de Jean-Marie Le Pen, on peut constater sur la carte qui suit deux éléments qui peuvent sembler contre-intuitif. Le premier est que Sarkozy a mobilisé une certaine frange de la France inégalitaire, mais surtout une large part de la France égalitaire (en bleu Sarkozy, en rouge Royal) :

Source : « Élection présidentielle française de 2007 », Wikipédia, https://fr.wikipedia.org/wiki/Élection_présidentielle_française_de_2007#:~:text=Le%20candidat%

Sarkozy qui, soit dit en passant, doit surtout son élection aux catholiques pratiquants ayant votés pour lui à 52% et les plus de 65 ans qui ont donnés 45% de leurs voix pour le candidat de la droite[6]. Deuxième élément qui frappe sur cette carte, c’est qu’au contraire de ce qu’on pourrait penser, c’est beaucoup plus la candidate socialiste Ségolène Royal qui a mobilisé les voix de la France inégalitaire que Nicolas Sarkozy. Etrange quand on connaît les valeurs égalitaristes et inclusives de la gauche. Que la droite incarne un idéal individualiste, conservateur et égoïste, c’est en soi dans l’ADN des partis de droite. Mais pour la gauche, c’est plus inhabituel et c’est là que la preuve du basculement progressif aux mains de la France inégalitaire commence à apparaître plus significativement. Paradoxalement, les électeurs de Sarkozy sont plus égalitaristes que ceux de Royal ! Pourtant, Sarkozy doit quand même son élection au captage de voix islamophobes prises au FN. Il semble évidemment dissonant que des islamophobes soient égalitaristes. Et bien le cas du PS est marquant à ce sujet. Voyons à ce propos la carte des votes en faveur du candidat du PS François Hollande lors des élections présidentielles de 2012 :

Source : « Résultats détaillés de l’élection présidentielle française de 2012 », Wikipédia, https://fr.wikipedia.org/wiki/Résultats_détaillés_de_l%27élection_présidentielle_française_de_2012

Cela se confirme : le président Hollande est élu principalement grâce à la France inégalitaire en phase de déchristianisation. Mais comment expliquer ce vote socialiste qui semble en désaccord avec l’idéologie du parti ? Et bien, car le PS – le quinquennat de François Hollande nous en aura donné la preuve – n’a de socialiste que le nom. Comme nous pouvons le constater sur le graphique suivant, ce ne sont pas les ouvriers, électorat historique des partis socialistes dont le vote s’est progressivement dirigé principalement vers l’extrême-droite ou dans une moindre mesure vers l’extrême-gauche[7], mais bien les différentes couches des classes moyennes et classes moyennes supérieures qui ont porté Hollande au pouvoir :

Déjà lors de sa première prise de pouvoir dans les années 80, le Parti Socialiste entra en contradiction manifeste avec sa doctrine marxiste en faisant prendre à la France son tournant néolibéral calqué sur le modèle anglo-saxon prôné par Thatcher et Reagan, et amorcé la désindustrialisation du pays. À cette « droitisation » du PS s’ajoute en plus une dimension de « racisme refoulé » au sein du parti. Comme l’explique l’anthropologue français Emmanuel Todd : « Officiellement, le PS est depuis les années 1980 le défenseur des immigrés et de leurs enfants (…), il évoque encore de temps en temps le droit de vote des étrangers aux élections locales. Cet engagement s’est toutefois inscrit dès le départ dans une logique multiculturaliste, qui insiste sur le « droit à la différence », symptôme pour ainsi dire clinique d’ancrage dans un inconscient inégalitaire. On ne peut raisonnablement s’en étonner puisque le PS a été dynamisé durant les années 1970 et 1980 par des cadres et des électorats nouveaux venus de la périphérie catholique. Le « droit à la différence » est la forme normale de la gestion postcatholique de l’immigré. Il fonctionne assez bien, pour ses partisans, dans des périodes de prospérité, surtout si l’étranger n’est pas encore devenu déjà trop français. Mais en période dure, lorsque se cumulent taux de chômage et assimilation fortement engagée, la mentalité différentialiste, de bienveillante devient sinistre, et prompte à distinguer dans une situation confuse un modèle d’apartheid (…) [8]». Les différentes déclarations de l’ex-Premier Ministre Manuel Valls au sujet de l’islam et des musulmans ne font qu’affirmer davantage cette constatation[9].

On prend les mêmes et on recommence 

On le voit, pour être élu président désormais, il faut plaire à cette France inégalitaire, déchristianisée et âgée. Ce n’est pas l’élection de Macron en 2017 qui viendra infirmer cette constatation. La carte du premier tour étant plus à même d’illustrer le propos étant donné le caractère particulier du deuxième tour et le fameux « barrage à la haine » :

Source : « Élection présidentielle française de 2017 », Wikipédia, https://fr.wikipedia.org/wiki/Élection_présidentielle_française_de_2017

De plus, Macron a pu bénéficier de l’immense adhésion des 50 ans et plus qui représentent une part énorme de la société française[10] comme le montre la pyramide des âges en France pour 2020 :

Source : « Pyramide des âges, données annuelles 2020, INSEE, https://www.insee.fr/fr/statistiques/2381472#graphique-figure1

Ni Dieu, ni maître…mais on en veut un quand même !

La France vieillit et se déchristianise. D’aucuns pourrait rétorquer que la France est déjà déchristianisée depuis longtemps. À cela la réponse est oui, mais comme on peut le voir sur la toute première carte présentée précédemment, elle rentre dans une nouvelle phase, sa « phase terminale ». Les dernières traces du christianisme disparaissent progressivement sur le territoire français. Une société qui perd ses repères religieux, ses croyances qui se sont construits pendant des siècles et qui ont fait son ciment pendant une très longue période ne peut pas aller bien. D’autant plus qu’à cela s’ajoute un climat socio-économique délétère, avec une désindustrialisation massive entamée depuis les années 70[11] et avec un taux de chômage qui ces vingt dernières années varie (ou plutôt stagne) entre 8 et 10% soit 5 à 6 millions de chômeurs annuellement[12] ! Voici des cartes qui montrent les zones industrielles française entre 1989 et 2014 et comme on peut le voir, elles baissent de façon significative :

Source : « Visualisez vingt-cinq ans de désindustrialisation dans les départements français », Le Monde, 19 septembre 2016,
https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2016/09/19/visualisez-vingt-cinq-ans-de-desindustrialisation-dans-les-departements-francais_5000083_4355770.html

Les politiques, face à ce constat d’échec, se doivent de trouver un coupable, une « diversion » afin d’orienter le débat public et de masquer les vrais problèmes. « L’ennemi est un choix, pas une donnée[13] ». Force est de constater que leur dévolu s’est jeté sur l’islam et sur les musulmans. Forcément, il est plus facile de taper sur une minorité religieuse hétéroclite que de remettre en cause le système néolibéral qui profite aux ultras-riches qui cadenassent la société. Et fatalement, les gens les plus touchés par ces politiques néolibérales s’empressent de leur emboîter le pas et ainsi l’islamophobie et le racisme sous couvert de défense de la laïcité s’étendent au sein des classes populaires qui autrefois étaient assez épargnées par le phénomène. C’est pourquoi les régions où la désindustrialisation est forte sont celles qui votent le plus pour le Rassemblement National.

L’épisode « Je suis Charlie » et l’intensité des manifestations liées étant l’indicateur le plus marquant du tournant définitivement « laïciste radical » qu’a pris la France ces dernières années. Il faut bien comprendre que « Je suis Charlie » ce n’était pas que défendre la liberté d’expression comme beaucoup ont voulu le faire croire, mais bien promouvoir le droit de dénigrer et de se moquer des musulmans[14]. Attention, il est ici question de l’esprit implicite des manifestations, non pas des motivations réelles des individus y ayant participé. Il est évident que beaucoup étaient là effectivement pour montrer leur attachement à la liberté d’expression, qui est un principe fondamental de nos démocraties et qu’il faut à tout prix défendre, et montrer leur colère face à ces attentats odieux qui ont eu lieu. Mais il faut souligner qu’en substance, Charlie Hebdo n’est pas un journal qui critique la religion musulmane, mais qui s’en moque plutôt. La différence est notoire. Emmanuel Todd explique au sujet de ces manifestations : « La condamnation de l’acte terroriste n’impliquait aucunement que l’on divinisât Charlie Hebdo. Que le droit au blasphème sur sa propre religion ne devait pas être confondu avec le droit au blasphème sur la religion d’autrui, particulièrement dans le contexte socioéconomique difficile qui est celui de la société française actuelle : blasphémer de manière répétitive, systématique, sur Mahomet, personnage central de la religion d’un groupe faible et discriminé, devrait être, quoi qu’en disent les tribunaux, qualifié d’incitation à la haine religieuse, ethnique ou raciale[15] ». La divinisation du journal était telle que la police a fini par interroger un gamin de 8 ans pour « apologie au terrorisme[16] ». On ne s’attaque pas aux nouveaux dieux de la République. Cet épisode « Je Suis Charlie » illustre parfaitement l’hystérisation de la société dès que l’islam est impliqué. D’ailleurs, si l’on se penche sur la carte des manifestations « Je suis Charlie » en France, on voit clairement deux choses : que ce sont ET la France inégalitaire déchristianisée ET la France désindustrialisée qui a massivement été manifester (à l’exception de Paris).

Source: TODD, Emmanuel, op.cit., p.70.

Preuve indiscutable que la déchristianisation et la désindustrialisation jouent énormément en faveur de l’islamophobie.

Le séparatisme  »laïcard » 

On aurait pu avoir l’espoir que ces attaques permanentes envers l’Islam s’arrêteraient enfin avec l’élection de Macron, lui qui lors de sa campagne se présentait comme un candidat ne jouant pas sur les questions ethnico-religieuses. Et bien c’est raté. Les chiffres lui donnant raison de surfer sur la vague islamophobe en marchant sur les plates-bandes du Rassemblement National car 61% des Français estiment que l’Islam est incompatible avec la République et 78% estiment la laïcité menacée[17]. Les hommes politiques voient ces chiffres, voient que pour gagner une élection il faut savoir parler à la France déchristianisée de plus de 55 ans qui se retranche derrière la laïcité militante afin de pallier à leur absence manifeste de religiosité. Jérôme Bignon, député puis sénateur de la Somme explique : « Si le sujet obsède les élus de la majorité, c’est que leurs électeurs sont de plus en plus nombreux à dénoncer une “islamisation” de la société. Ils nous en parlent comme si les musulmans étaient à leur porte. Il y a une montée terrible de l’islamophobie[18] ».

Conclusion :

La France issue des zones familiales inégalitaires est totalement occupée à prendre le contrôle du pays ces vingt voire trente dernières années. Sa voix compte plus que jamais afin d’espérer briguer le poste suprême de Président de la République. Avec cela se mêle un vieillissement de la population, nostalgique des Trente Glorieuses où tout allait bien et où la religion chrétienne avait encore de beaux restes qui servaient de ciment idéologique. Mais maintenant, cet état de grâce disparait. La religion chrétienne disparait, l’Etat-Providence disparaît, le plein-emploi disparaît et le marasme social apparaît. La société française va mal. Les gens se cherchent des nouveaux dieux. Certains se dirigent vers des « philosophies » plus exotiques comme le bouddhisme ou le yoga. D’autres se radicalisent derrière le concept de laïcité qui devient pour eux une vraie nouvelle religion avec son texte sacré à savoir la loi de 1905 et son catéchisme républicain. Comme les repères sont perdus, les gens pallient avec ce qu’on leur donne : une forme totalement travestie et violente de la laïcité qu’ils tournent contre les musulmans parce qu’il faut bien un ennemi commun pour consolider cet état d’esprit. Preuve en est encore ce projet de loi contre « le séparatisme » que le gouvernement français veut faire passer. Diviser pour mieux régner, et surtout taper sur les minorités : la voilà la France des Droits de l’Homme au XXIème siècle. « Quand une société en est à chercher des boucs émissaires, c’est qu’elle est très malade[19] », constate Gilles Bernheim, grand rabbin de France. Et en effet, la France va plus que mal. Sa nouvelle religion la plonge de plus en plus dans un climat permanent de confrontation et l’avenir ne semble pas radieux. Être né sous le signe de l’Hexagone, c’est pas ce qu’on fait de mieux en ce moment comme dirait l’autre.


Jalaladdin

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Sources et références

[1] Patronage Laïque Jules Vallès, « La religion dans la démocratie par Marcel Gauchet », https://www.youtube.com/watch?v=arZdnztQ_Qc

[2] HERREROS, Romain, « Julien Odoul ordonne à une femme d’ôter son voile, au mépris du droit », Huffington post, 12 octobre 2019, https://www.huffingtonpost.fr/entry/julien-odoul-demande-a-une-mere-accompagnatrice-denlever-son-voile_fr_5da1887ce4b087efdbaebacc

[3] TODD, Emmanuel, Qui est Charlie ? Sociologie d’une crise religieuse, Paris, Seuil, 2015, p.209.

[4] « Comment Nicolas Sarkozy a durci son discours sur l’islam », Le Journal du Dimanche, 1er juin 2015, https://www.lejdd.fr/Politique/Comment-Nicolas-Sarkozy-a-durci-son-discours-sur-l-islam-735534

[5] STRUDEL, Sylvie, « L’électorat de Nicolas Sarkozy : « rupture tranquille » ou syncrétisme tourmenté ? », Revue française de science politique, vol.57, 2007, pp.459-474.

[6] Ibidem.

[7] LEHINGUE, Patrick, Le vote, Paris, La Découverte, 2011, p.242.

[8] TODD, Emmanuel, Qui est Charlie ? Sociologie d’une crise religieuse, Paris, Seuil, 2015, p.170.

[9] « Pour Valls, la compatibilité de l’islam et de la république reste à démontrer », BFMTV, 13 avril 2016, https://www.bfmtv.com/politique/gouvernement/pour-valls-la-compatibilite-de-l-islam-et-de-la-republique-reste-a-demontrer_AV-201604130058.html

[10] LATRIVE, Florent, « Age, diplôme, revenus… qui a voté Macron ? Qui a voté Le Pen? », France Culture, 7 mai 2017, https://www.franceculture.fr/politique/age-diplome-revenus-qui-vote-macron-qui-vote-le-pen

[11] BOST, François, MESSAOUDI, Dalila, « La désindustrialisation : quelles réalités dans le cas français ? »,

Revue Géographique de l’Est, vol.57, 2020, p.1-22.

[12] « Au quatrième trimestre 2019, le taux de chômage passe de 8,5 % à 8,1 % », INSEE, 13 février 2020, https://www.insee.fr/fr/statistiques/4309346#:~:text=Révisions-,Le%20taux%20de%20chômage%20en%20France%20s%27établit%20à%208,il%20y%20a%20un%20an

[13] CONESA, Pierre, La Fabrication de l’ennemi, ou comment tuer avec sa conscience pour soi, Paris, Robert Laffon, 2011, p.17.

[14] TODD, Emmanuel, op.cit., pp.12-15.

[15] TODD, Emmanuel, op.cit., p.15.

[16] NUNES, Eric, « Apologie du terrorisme : pourquoi un enfant de 8 ans a-t-il été entendu ? », Le Monde, 29 janvier 2015, https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2015/01/29/apologie-du-terrorisme-pourquoi-un-enfant-de-8-ans-a-t-il-ete-entendu-par-la-police_4566129_4355770.html

[17] « 61% des Français pensent que « l’islam est incompatible avec les valeurs de la société française » », Europe1, 27 octobre 2019, https://www.europe1.fr/societe/selon-un-sondage-ifop-pour-le-journal-du-dimanche-78-des-francais-jugent-la-laicite-menacee-3927717

[18] BAUBEROT, Jean, La laïcité falsifiée, Paris, La Découverte, 2014, pp.13-27.

[19] Ibidem.

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